Allaiter et avoir un bébé qui dort : c’est possible..


Le point de départ de mon article est une idée reçue – complètement fausse – que j’entends très souvent et selon laquelle un bébé allaité ne pourrait pas faire ses nuits.

Cela dépend de nombreux paramètres dont la physiologie de l’allaitement mais c’est aussi beaucoup une question de points de repère qu’il faut donner au bébé afin qu’il n’associe pas le sein (ou le biberon) au sommeil.


D’un point de vue médical, un bébé en bonne santé avec une courbe de poids tout à fait normale, âgé de plus de 6 mois, pesant plus de 6 kg, diversifié le midi et au goûter ou le midi et le soir, est alors physiologiquement et nutritionnellement parlant capable de tenir toute la nuit. Avec une dernière tétée aux alentours de 19-20h, le bébé peut utiliser simplement ses réserves et ne pas être réveillé par la faim.


Et l’allaitement à la demande alors ? L’important est de savoir si c’est vraiment la faim qui pousse bébé à réclamer le sein à partir de 6 mois.

Pour parvenir à mieux comprendre les besoins de votre bébé, je vous conseille de participer à l’un de mes ateliers DBL (Dunstan Baby Language, cf mon article sur le sujet). Cette méthode permet d’apprendre à différencier les types de pleurs entre 0 et 4/5 mois et ainsi d’adapter la réponse que vous y apportez. Le sein apporte du réconfort au bébé, l’idée est donc de savoir identifier quand nous sommes face à un besoin de câlins ou face à un besoin de se nourrir, pour pouvoir petit à petit apporter toute l’affection nécessaire au bébé sans que cela passe systématiquement par le sein.


Il peut être intéressant également ou à partir de 6 mois d’essayer de ne pas répondre aux pleurs nocturnes systématiquement par le sein. L’idée est de faire patienter le bébé, en allant le voir bien sûr, mais simplement pour lui offrir de l’attention, des câlins et de l’apaisement autrement. Cela peut permettre d’y voir plus clair et de se rendre compte qu’il s’agissait d’un rot gênant, d’une couche à changer, d’une sensation d’avoir trop chaud ou trop froid, d’un besoin d’affection mais ce n’était peut-être pas la faim qui l’incitait à pleurer. Et à l’inverse, si les pleurs s’intensifient cela permet de comprendre que bébé a faim avec la certitude d’avoir explorer toutes les autres pistes.


Pour les parents qui ont envie de nuits plus calmes ou tout au moins de périodes de sommeil plus longues, l’important va être de savoir si bébé s’endort au sein ou si l’allaitement est l’une des dernières choses que l’on fait avant qu’il s’endorme. En effet, un bébé ne va pas arrêter de téter la nuit pour se rendormir s’il s’agit là de sa façon de s’endormir au départ. Changer le timing et le lieu de la dernière tétée peut-être une piste à explorer (tout comme pour un bébé nourrit au biberon).


Il y a plusieurs façons d’essayer de réduire le nombre de tétées nocturnes. En voici quelques-unes :

- Essayer de le rendormir autrement en gardant le sein en plan B si la situation s’éternise

- S’inspirer des travaux de Jay Gordon : déterminer un laps de temps à compter de la dernière tétée ou de l’heure du coucher et se fixer l’objectif que, pendant cette

durée, il n’y aura pas de tétée jusqu’à allonger progressivement ce temps chaque nuit


Aucune situation n’est définitive et ensemble nous pouvons trouver un équilibre où maman et bébé retrouvent l’harmonie des nuits calmes tout en gardant le plaisir de l’allaitement et de cette alchimie mère-enfant.


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