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Les réveils trop matinaux


Tout d’abord, qu’appelle-t-on un réveil trop matinal ?

L’heure de réveil physiologique d’un jeune enfant se situe entre 6h00 et 7h30-8h00 maximum. Au-delà, on peut considérer que le capital sieste de la journée a déjà été entamé. À l’inverse, avant 6h00 on considère tout réveil comme un réveil nocturne, même s’il est 5h00 ou 5h30 du matin, car avouons-le c’est bien trop tôt pour démarrer la journée !


Quelles peuvent être les raisons qui expliquent des réveils trop matinaux ?

En général et contrairement à ce que l’on pourrait penser, un enfant qui s’éveille trop tôt le matin est bien souvent un enfant qui dort trop peu la journée. Pour savoir si c’est le cas de votre enfant, référez-vous au tableau des besoins en sommeil de l’enfant ci-dessous afin d’évaluer s’il lui manque une sieste (selon son âge en fait-il 1, 2 ou 3 ?), s’il est trop jeune pour avoir arrêté l’une des siestes en journée ou tout simplement s'il lui manque des heures de sommeil en journée.




Les conditions de sommeil jouent également un rôle primordial, notamment la lumière qui influe sur l’endormissement mais aussi sur la transition d’un cycle à l’autre puisqu’elle pénètre à travers les paupières, passe par la rétine, monte au cerveau l’informant qu’il est l’heure de se réveiller… Il est donc important de veiller à proposer à votre enfant des conditions optimales, dans le noir pour la nuit / dans la pénombre pour les siestes ou éventuellement avec une veilleuse pour un enfant plus âgé (retrouvez ici notre article sur la lumière).


Comment réagir ?

Le matin, ne le sortez du lit qu’à partir de 6h00 en gardant à l’esprit qu’il peut peut-être se rendormir en attrapant le prochain train du sommeil. Mais ce fameux train, combien de temps reste-t-il à quai avant de repartir ? Jusqu’à 6 mois, les trains passent toutes les 30 à 45 minutes, au-delà on compte plutôt 1 heure.

L’idéal est de laisser dans son lit jusqu’à 6h15 au moins un enfant qui se réveille à 5h30. S’il est plus grand, on peut pousser jusqu’à 6h30, peut-être même 7h pour lui laisser le temps de se rendormir.

Du côté du parent, l’important est la cohérence jour après jour : vers 5h00-5h30, vous pouvez aller voir votre enfant pour lui rappeler que le moment est toujours au dodo, le câliner, l’apaiser, mais en veillant à limiter l’interaction à son minimum. En faisant ça jour après jour, il trouvera cette cohérence dont il a besoin. La visite dans la chambre est bien sûr à ajuster en fonction de la réaction de votre enfant face à votre présence, si celle-ci le stimule trop, on évite.

En étant constant, cohérent et persévérant vous obtiendrez des résultats au bout de 5 à 10 jours.


Les repères : une fois de plus incontournables

L’enfant a besoin de points de repère, c’est pourquoi le rituel du lever a toute son importance. Ainsi, procédez chaque matin de la même manière en entrant dans sa chambre, le félicitant

de s’être rendormi ou d’avoir essayé, ouvrez les volets pour introduire la lumière synonyme d’éveil puis sortez-le du lit.

Pour les plus grands, n’hésitez pas à utiliser un réveil de type sleeptrainer (comme le GroGlock de Tommee Tippee) qui permet d’indiquer à l’enfant s’il est l’heure de se lever ou non grâce à un point de repère annonçant le matin. Pour accentuer le côté positif, le parent peut aussi venir à ce moment-là chercher l’enfant pour lui montrer que c’est une heure parfaite pour se lever en famille.


Des alternatives aux réveils matinaux ?

Le réveil matinal peut être contourné avec une tétée ou un biberon si cela permet à l’enfant de se rendormir rapidement et que la solution convient à toute la famille. Mais attention, c'est rarement une solution sur le long terme car l'enfant développe une nouvelle habitude et risque de ne plus pouvoir s'en passer. On l'utilise donc seulement si cela permet de rendormir rapidement son enfant et de façon transitoire pour récupérer un peu de sommeil.

Attention aux fausses bonnes idées comme, autour de 18 mois notamment, chercher à réduire la sieste de l’après-midi en espérant gagner du temps de sommeil la nuit. Un enfant a besoin de 2 à 3 heures de sommeil sur la journée. Chaque cas est particulier mais bien souvent la logique est plutôt d’augmenter la quantité de sommeil le jour pour résorber le réveil matinal.


Des siestes insuffisantes, un environnement de sommeil non adapté, des conditions d’endormissement qui ne sont pas en adéquation avec les besoins de l’enfant (il lui manque une présence, un biberon ou tout autre chose à laquelle il est habitué pour s’endormir) sont autant de facteurs qui jouent un rôle déterminant dans les réveils matinaux.

Dès 2 ans, l’usage de repère de temps vous sera d’une grande aide pour lui apporter de l’autonomie tout en lui indiquant si l’heure est propice au lever ou non.


Si rien de tout ça n’influe, il se peut qu’une dette de sommeil se soit installée. Il faudra alors procéder différemment et opter pour un accompagnement.

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